Quels sont les bienfaits de cette pratique ?

Les rétentions de souffle, appelées Kumbhaka en sanskrit, sont pratiquées par les yogis dans le but de contrôler leur énergie et de canaliser leur mental. C’est un travail qui demande un apprentissage progressif pour pouvoir pratiquer sans inconfort.
A quoi servent ces rétentions de souffle ?
Energie – Dans la tradition du hatha yoga, on pratique les rétentions de souffle pour créer un dégagement d’énergie, de prâna, dans tout le corps. Ainsi on apprend à contrôler les parties du corps où l’on souhaite diriger cette énergie.
Respiration – On souhaite stimuler la respiration pulmonaire. On va alors observer 4 phases :
- inspiration – Puraka
- rétention à poumons pleins – Antar Kumbhaka
- expiration – Rechaka
- rétention à poumons vides – Bahya Kumbhaka
Cellules – Les rétentions de souffle demandent à notre corps de créer plus de globules rouges qui sont chargés de transporter l’oxygène dans notre corps. Nous augmentons alors nos capacités physiques et notamment respiratoires.
Immobilité et paix intérieures – Suspendre le souffle, c’est suspendre le temps, suspendre l’activité pendant un instant. Plonger en profondeur dans le corps.
Comment s’exercer ?
J’introduis toujours les rétentions de souffle comme étant naturelles dans notre manière de respirer. Si l’on observe bien, lorsque nous sommes détendu.e.s, en position allongée ou assise, la respiration va naturellement marquer de courtes pauses entre nos inspirations et nos expirations. Vous avez déjà entendu quelqu’un dormir : les rétentions peuvent alors paraître longues. En s’exerçant, on essaie de recréer ces conditions de pratique. Trouver le plus possible un rythme naturel, confortable pour le corps, pour que le mental puisse à son tour se relâcher.
- On peut commencer par observer les phases naturelles.
- On va ensuite les accentuer progressivement. Si je note une rétention de souffle de 2s, je vais passer à 4s, puis à 6s…
- Je pratique quelques minutes au départ, et plus je prends confiance dans ma pratique, plus j’augmente mes temps de rétention et mes temps de pratique.
- Ne pas chercher à aller plus vite que la musique : comme pour toute pratique yogique, on fait appel à sa discipline, sa persévérance et sa patience 🙂
Cette pratique peut servir de support pour la méditation. Je fais un effort de concentration sur mon souffle pour progressivement me diriger vers un état de présence.
Bonne pratique !
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